jeudi 5 octobre 2017

Temps Perdu


Ça fait longtemps que je n’avais pas écrit de messages. Ça faisait aussi longtemps, des mois et des mois, qu’un livre «à lire absolument» traînait dans la bibliothèque. L’automne se pointe, pas encore avec ses couleurs mais on commence à rencontrer du monde dans les bois... Petits plaisirs pour oublier que les français sont toujours dans la même impasse. Au printemps derniers ils rêvaient de VIe République. Enfin pas tous, pas ceux qui, pusillanimes, se sont toujours abstenus de rêver, entraînant de fait tous les autres dans le cauchemar habituel. En pire même, vu que le diable s’était encore avancé masqué. Nous avons ainsi élu un rassurant candidat qui pensait «Printemps», c’est à dire insignifiance pour les imbéciles. Ces crétins aveugles nous ont ainsi imposé la plus féroce ordonnance qui soit dont le programme réel est celui d’une vente aux maîtres de la finance de ce qui nous restait de jours heureux en terme d’un sabordage national. Reste l’insoumission d’une petite France se retrouvant à Paris l’avant-dernier samedi de septembre pour défiler. J’y étais bien sûr mais le voyage en autocar s’annonçait fort long.
Cars insoumis C'était donc l'occasion de reprendre le livre toujours en attente dont je ne connaissait que le titre, annonçant une vague(bof.. !). histoire de sorcières




Si je devais lire absolument «Le chasseur de sorcières» ce n’était pas exactement pour le plaisir. C’était plutôt pour savoir ce que pouvaient bien raconter ces histoires de sorciers ou de sorcières à la mode Rowling, ce que c’était que ce genre «fantaisy» qui plaît tant aux jeunes et en particulier à un proche cœur, celui de l’ange devenue déesse qui a écrit ça. J’avais tort car lire cet ouvrage fut un bonheur pour moi. Ça se passe du côté de chez nous, c’est surréaliste et c’est profond. Vous devriez le lire aussi, absolument !


     Après une introduction peu engageante (un enterrement avec des personnages dont on ne cerne pas encore l'importance) l’intrigue se matérialise. Au delà du récit on sent un vécu, d’abord amusant, ensuite porteur. Passé le premier chapitre on ne lâche plus l’ouvrage... C’est ainsi que bien avant que nous soyons arrivés à Paris, j’avais tout avalé quasiment d’un trait !
Le style est celui d'une primo autrice, un peu «djeun», mais ce point est charmant. Bien que dans la ligne de la mode «fantaisy» à la Rowling cette histoire de sorcière est une métaphore, celle d’une jeune fille devenant femme je pense. L'héroïne est un peu seule évidemment avec de lourdes charges à porter mais toutes les jeunes filles, même ordinaires, n’ont-elles pas de lourdes charges à porter ? On ressent d'ailleurs pas mal de vécu dans ce texte. Les rêves qui instrumentent la vie des êtres sont des signes où se mêlent angoisses et solutions de vie. Le texte a su parfaitement mettre en scène cela et ça m’a laissé baba §;o) L’ensemble constitue finalement une histoire surréaliste qui ne ressemble à rien de connu (en tout cas pour moi.)


Je ne peux ici m’empêcher de vous en livrer un aperçu. Celui-ci clôt le second chapitre :
(«//» indique une coupure.)
 
« Je me trouvais dans une forêt. Parmi la végétation verdoyante qui s’étirait autour de moi, je percevais la mélodie lointaine des oiseaux. L’atmosphère était chaude et humide, sans pour autant se faire étouffante. Les quelques rayons de soleil qui parvenaient à percer les épais feuillages donnaient au décor un aspect tranquille, presque paradisiaque.
Je me tenais embusquée derrière un buisson, un petit poignard à la main et un arc à l’épaule. Dans mon dos, je sentais le poids d’un carquois que je savais pourvu d’une seule et unique flèche. Lorsqu’une légère brise souffla entre mes jambes dénudées, je réalisai que je portais une espèce de toge en tissu fin qui m’arrivait à mi-cuisse et qui était ceinturée à la taille par un cordon de cuir.
— Et bien, qu’est-ce que tu attends ? lança une voix sèche derrière moi.
Je me retournai vivement, le poignard tendu en un geste défensif. Trois femmes se tenaient là, vêtues de cette même tenue étrange et portant les mêmes armes. La première était grande, avec de longs cheveux bruns. Elle dégageait cette espèce d’aura mystérieuse qu’ont certaines stars, qui nous poussait à toujours reporter notre attention sur elles. La seconde était de taille moyenne, toute fine avec une belle chevelure rousse et de magnifiques yeux couleur émeraude. La troisième, enfin, était brune, elle aussi. Petite et musclée, elle se tenait droite comme un I, arborant le regard féroce et calculateur d’un animal sauvage. Elle avait une prestance qui imposait le respect.
//
— Une biche s’est blessée, m’informa Égée. Elle erre dans les parages, tu dois la retrouver.
//
J’ignorais pourquoi, mais j’avais le sentiment de toucher au but. Je compris que j’avais raison lorsqu’un bruit de brindilles parvint à mes oreilles.
Me glissant doucement entre deux buissons, je l’aperçus, couchée sur le flanc. Je crus un bref instant qu’elle se reposait, avant de découvrir l’horrible blessure qui perçait son abdomen. Sa patte arrière gauche était brisée et la chair apparaissait à vif. Cela semblait être l’œuvre d’un animal sauvage. Mais un prédateur affamé ne l’aurait probablement pas laissé s’enfuir, n’est-ce pas ?
Une légère brise dut porter mon odeur jusqu’aux naseaux de la biche, car elle sursauta soudain et tenta tant bien que mal de se relever. La malheureuse bête s’écroula au bout de quelques pas, à bout de souffle. Malgré la douleur et les tremblements, elle lutta pour se traîner au sol, le plus loin possible de moi. Une terreur sans nom perçait à travers son regard.
— Mais que diable t’est-il arrivé ?
— Un chasseur.
La voix sèche et cassante d’Égée me fit sursauter. Les trois femmes venaient de réapparaître derrière moi.
— Elle a été touchée, mais a réussi à s’enfuir. Celui qui lui a fait ça n’a même pas cherché à la poursuivre.
La sourde colère qui émanait d’Égée me fit froid dans le dos. Adrienne s’approcha de sa compagne et posa une main apaisante sur son épaule.
— Autrefois les Hommes ne chassaient que par nécessité, dit-elle d’un ton empreint de mélancolie. Le plus souvent, ils respectaient les biens que la Nature leur offrait. Aujourd’hui, ils maltraitent la terre et entassent les bêtes dans de grands hangars pour les gaver avant de les abattre. Ils exigent toujours plus et gaspillent sans se soucier de savoir ce qu’il restera demain. La chasse n’est plus qu’un loisir destiné à tromper l’ennui causé par toute cette opulence.
— Tu dois la tuer.
La voix de Callisto claqua tel un fouet.
— Utilise ton arc, ajouta-t-elle. Un coup droit au cœur.
— Quoi ? La tuer ? Non mais ça ne va pas ! m’insurgeai-je.
— Regarde comme elle souffre, répliqua doucement Adrienne. Tu as le pouvoir de mettre un terme à son agonie. Tu as le devoir de le faire.
Sans que je comprenne comment, je me retrouvai avec l’arc entre les mains, l’unique flèche encochée, prête à donner la mort.
— Non, m’écriai-je. Cette biche a besoin de soins, il faut l’aider, pas la tuer !
Je jetai un regard désespéré à l’animal qui, malgré mes cris, s’était immobilisé. Terrassé par la douleur, il semblait avoir abandonné tout espoir de fuite.
Adrienne secoua tristement la tête.
— Elle se nomme Delia. Et on ne peut plus rien faire pour elle. Cela arrive parfois, il faut accepter cette cruelle réalité. La seule chose qui importe à présent, c’est de l’aider à trouver la paix. Regarde-la. Regarde-la bien !
La biche avait tourné la tête vers moi, semblant attendre mon verdict final. Au fond de ses yeux, je lisais sa terreur et sa souffrance. Mais il y avait aussi autre chose, une sorte de supplique muette.
Un vieux souvenir refit surface : mon père, rentrant de chez le vétérinaire, une caisse de transport vide entre les mains. Et son regard froid tandis qu’il m’annonçait que le chauffard en scooter qui avait renversé Félix lui avait brisé le bassin. Il avait été obligé de le faire piquer. « Il est au paradis des chats, maintenant. C’est comme ça. C’est mieux pour lui. »
Mes yeux me brûlèrent. J’avais fini par accepter la mort de Félix. Je n’étais pas foncièrement contre l’idée d’euthanasier, lorsque la souffrance devient trop grande. Cela valait pour les animaux, mais également pour les humains. Je savais que si je devais un jour avoir un accident qui me transformerait en légume, je préférerais que l’on me laisse partir. Mon choix, ma décision.
Seulement voilà, avoir un idéal et donner soi-même la mort étaient deux choses radicalement différentes.
L’arc tremblait entre mes mains.
//
et je me réveillai en sueur dans ma chambre.
Un faible rayon de lune filtrait à travers les volets fermés pour venir s’étaler sur ma couette. La lueur rougeâtre de mon radio-réveil m’indiqua qu’il était trois heures du matin passées.
Je me laissai retomber sur l’oreiller. Sans que je comprenne pourquoi, une irrépressible et irrationnelle envie de pleurer me tiraillait à l’idée d’avoir raté l’épreuve d’Artémis. Je fermai les yeux et tentai de toutes mes forces de chasser ce sentiment. Ce n’était qu’un rêve après tout. Rien qu’un rêve. »

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Voilà, vous n’avez pas tout de l’extrait, et je ne vous raconte évidemment pas la fin du roman, assez prévisible cependant. Pour ça on peut toujours se procurer l’ouvrage. Il est disponible en téléchargement (fichier epub pas cher pour liseuse) et de rares libraires ont encore quelques brochés mais il est malheureusement épuisé chez l’éditeur (Flammèche Éditions).
Bref, c’est très bien. Dommage que nous n’ayons pas les moyens d’une publicité pour ma fille de celles qui génèrent les succès de librairie. Ça le mériterait !

Remarque : L’ouvrage a tout de même son petit succès, relativement au potentiel d’une toute petite maison d’édition.



lundi 22 mai 2017

Chapeau Bas Monsieur Macron


Oui, chapeau bas Monsieur Macron !  Votre élection à la Présidence de la République a l’air démocratique. Elle relève en réalité d’un plan machiavélique et de la réussite en cours d’un véritable coup d’état. Il y a peu, je n’aurais pas cru cette chose possible. Parti de nulle part, votre air idiot de jeune garçon «Printemps» nous a mystifié car vous êtes en réalité un maître, Monsieur Macron, notre Maître ! C’est ce que vous vouliez, non ?
Pour nous, petit peuple de France, tout est perdu. Nous sommes à vous et à l’Union Européenne, laquelle était déjà notre Maîtresse mais imparfaitement peut-être ? Votre coup d’état n’est pas terminé mais c’est tout comme. Ce qui a marché à la Présidentielle a toute les raisons de fonctionner aussi pour les législatives et sans coup férir vous aurez bientôt tous les pouvoirs car nos divisions font de nous des êtres stupides et vous auriez bien tort de ne pas en profiter.

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Comment en sommes nous arrivés là ?  Monsieur Macron n’est pas seul. Le système dont Monsieur Macron n’est qu’une des marionnettes, est amoral. Celui-ci n’a besoin que du pouvoir et non d’une légitimité démocratique. Ce système est totalitaire. Il est déjà en place en fait car il s’est construit progressivement. Il y avait plusieurs partis en France avec une supposée gauche et une supposée droite mais en réalité il n’y a pas d’alternative aux programmes imposés par Bruxelles et Washington. Avec Macron les choses sont claires : On réunit tout ça en un seul parti de gouvernement. Le régime sera ouvertement totalitaire. Son orientation est libérale, élitiste et mondialiste. Et comme, n’en déplaise à nos préjugés, la réunion des puissances d’argent caractérise les régimes fascistes, c’est bien un tel régime qui nous sera imposé !


La participation des puissances d’argent en tant que soutien au candidat Macron, puis maintenant aux candidats de la République En Marche (REM ou «En Marche» tout simplement) passe par une omniprésence dans les médias. Aux élections législatives il y aura en plus la presse régionale, très influente, comme service supplémentaire aux candidats de Monsieur Macron, présentés par la REM. Le slogan «En Marche», également l’intitulé du mouvement pro-Union Européenne de Monsieur Macron, est révélateur d’une idéologie d’obéissance. Ça présente au moins l’avantage d’une certaine clarté ! L’idée n’est pas nouvelle, ainsi cette série de propagande des années 40.
Moins claires sont les intentions profondes du mouvement même si nous savons que ce sont celles d’oligarques très riches et de Bruxelles. Ainsi celles que l’imbécile ralliement Hulot apporte comme confusion. Ce monsieur se fait évidemment des illusions sur les pouvoirs qu’il aura dans le gouvernement Macron.  Comme ce n’est pas évident pour tout le monde nombre de voix écologistes vont évidemment se porter sur les candidats « En Marche » pour le soutenir (À nous sur les réseaux sociaux de les détromper car c’est gros tout de même !).
 Coté forme, les élections législatives présentent au moins des règles un peu plus démocratiques que pour la présidentielle puisque tous les candidats disposants d’un nombre significatifs de suffrages au premier tour pourront se maintenir (jusqu’à 4 candidats.) Toutefois le principe amplificateur des règles de l’élection par circonscription à deux tours promet à la REM environ 70 % des sièges à l’Assemblée Nationale, c’est à dire une majorité absolue (Une élection à la proportionnelle intégrale ne lui assurerait que 25% des sièges au grand maximum. )  C’est cette caractéristique, associée aux tourments irrationnels de l’électorat et même des chefs de partis populaires, qui finalisera le coup d’état fasciste de Monsieur Macron.

Pourtant, le principe amplificateur jouant dans les deux sens, si le peuple était moins stupide un barrage intelligent au second tour pourrait réduire à quasiment rien le nombre de députés «En Marche». C’est la phobie anti-FN  toujours présente dans les têtes des électeurs de gauche, dans une moindre mesure les peurs du communisme et autres gauchismes dans les têtes des électeurs de la droite petits bourgeois (fillonistes) et peut être même de la droite populaire (FN), qui entraînera aux seconds tours soumissions et ralliements aux candidats «En Marche» représentant pourtant la petite classe dirigeante. Il y aura aussi, certes, les bulletins blancs de ceux qui doutent sans avoir tout comprit mais cela n’a évidemment pas d’importance.

Vous l’avez compris, je rêve pour le bien du peuple d’un comportement stratégique de sauvegarde de ce qui nous reste de démocratie de la part des partis populaires habitués à s’entre-déchirer. Je rêve d’un front populaire souverainiste de la part des électeurs issus du peuple. Oui, je rêve, trop certainement... Puisque c’est le contraire qui va se passer, hélas !  §:o(

vendredi 5 mai 2017

Amoral bourrage de crane de dernière minute

Mercredi 3 mai 2017 a eu lieu le traditionnel débat présidentiel. Ouf enfin, la campagne va-t-elle se terminer? NON, c’est pire, nous vivons maintenant un vrai délire médiatique. «Merdiatique» disent certains.
Image du débat présidentiel
Madame Le Pen promet du meilleur au peuple. Le problème c’est que pour elle, résider en France ne suffit pas à son amour. Son peuple se doit d’être certifié conforme et sans tache, c’est à dire bien français. Le sujet doit aussi être parfait pour être promu citoyen. Histoire de donner l’exemple Madame le Pen «se veut bien française».  Il lui manque cependant un truc : Elle aurait du lire Victor Hugo.  Tous les français ont lu Victor Hugo sauf Marine. Peut-on être tout à fait français quand on n’a pas lu Hugo ?
Si cette dame avait lu le grand écrivain, elle saurait que la solution à la délinquance ne consiste pas à bourrer les prisons. Ceci dit elle n’est pas la première à penser ainsi, Monsieur Sarkozy pensait déjà qu’il fallait être très méchant avec ceux qu’il nomme «racailles». C’est d’ailleurs lui qui a inventé les peines planchers... Mais Monsieur Sarkozy est-il vraiment français ? Pas sûr ou alors c’est un traître. Comme Monsieur Macron, que ce soit dit en passant !

Ceci pour dire que oui, Madame le Pen n’est pas particulièrement sympathique. Pour autant est-ce l’abominable monstre que l’on dit ?   C’est d’évidence exagéré notamment en ce qui concerne les caractéristiques du parti politique dont elle est la dirigeante ( Ce point a fait l’objet de mon précédent message.)

Quelques recherches plus poussées démontrent que le danger est ailleurs et bien plus grave car «n’en déplaise à nos préjugés, l’unanimité des puissances d’argent est la caractéristique fondamentale des partis fascistes» (T. Meyssan ; Lire «Les français se sabordent».)   En conséquence de quoi c’est bien Monsieur Macron qui va nous imposer un régime fasciste et non pas Madame Le Pen.

Ce qui est apparu Mercredi soir à la télévision Française c’est bien cela, le danger constitué par le projet Macron & Cie (“& Cie” parce que Monsieur macron n’est que le jouet de forces qui le dépassent) promu en continuité avec 40 ans de destructions sociaux-économiques mais à puissance dix !  Madame Le Pen a bien fait de faire le bilan des quatre années de présence au gouvernement actuel du candidat mâle dont un certain nombre de forfaitures. Elle a bien fait aussi de nous mettre en garde contre ses objectifs.
Pour Monsieur Macron, affirmer contre toute évidence qu’il n’y avait pas de projet dans le programme de Madame Le Pen n’est qu’une forme de com dont l’avantage est surtout de brouiller les esprits. Pour qui a VRAIMENT regardé le débat ça n’a pas fonctionné et les projets, par exemple sur l’Europe, ont bien été confrontés. Entre Madame le Pen et Monsieur Macron c’est le jour et la nuit, nous pouvons le dire !  Bizarre que le fond du débat n’intéresse pas les commentateurs.  Nous français, ça nous intéresse pourtant !


Globalement le débat a déçut tout le monde et les deux présidentiables y furent loin de paraître au niveau de leur ambition.  Oublieux du contenu, pour tous les médias ce problème de forme est le seul du débat. Il n’existe que pour Madame Le Pen et pour elle ce serait un «débat raté». En toute objectivité pourtant les deux présidentiables ont été aussi mauvais sur la forme à égalité. Dans les dénonciations de la dame il y a eu quelques erreurs de choix en raison de rumeurs mal vérifiées, mais interrogatoires, posées comme agressives dans les commentaires. Il y a eu aussi du vrai et du grave, qui bizarrement n’intéressent personne dans les milieux autorisés. Bon il est heureux pour Monsieur Macron d’avoir réussi à évoquer le cas d’entreprises purement privées sauf que ça ne saurait excuser les vraies forfaitures.

Bref si Madame Le Pen devait y laisser des plumes, c’est bien plus suite aux commentaires des médias, bref à cause des langues de putes, chiens de garde et autres crapules qu’à cause du débat par lui-même. On parle et on écrit beaucoup sur ce débat mais bien peu sur ce qui s’y est vraiment dit.

Le débat est toujours visible, le mieux serait de s’y référer non ?

Nous croyons vivre en démocratie mais là, certains sont plus démocrates que les autres ! Dans nos radio et nos télés ce sont toujours les mêmes cloches qui sonnent.  L’ambiance de cette fin de campagne est de plus en plus surréaliste à mesure que l’échéance approche. Ce phénomène me rappelle les campagnes référendaires relatives aux traités européens (Maastricht, Constitution européenne) avec la même unanimité des médias. À l’époque la communication politique se résumait à ça : «Votez OUI c’est bien pour vous» (tu parles!). Ce procédé totalitaire m’irrite au plus haut point.  Je serais tenté d’en conclure qu’il doit bien y avoir du bon dans le projet Le Pen pour qu’il y ait ce délirant battage. (En plus c’est vrai qu’il y a du bon, ne serait-ce que par le coup d’arrêt donné aux «réformes».)  Madame Le Pen n’est pas ce qu’il y a de plus sympathique comme «Française» mais elle n’est pas notre ennemie, Monsieur Macron si !

Cette complaisance des médias, journaux, radio, télé, à base de fourberies les plus basses telle que celles consistant à laisser s’exprimer le petit peuple(micro-trottoir, tél.)... savamment trié : On peut donner dans l’excès mais pas dans le politiquement incorrect. Il faut bien, certes, aussi laisser s’exprimer quelques porte-parole de Madame Le Pen car ils ne peuvent pas éviter ça mais c’est alors bien encadré de «chiens de garde» du régime. Ces prétendus journalistes, en fait animateurs et propagandistes, toujours prompts à couper toute parole dangereuses sont indispensables au régime qui sinon devrait devenir méchant. Les experts toujours de la partie, économistes et autres fumistes visibles seulement en contre-plongée, apportent les soutiens ciblés complémentaires. Quelques messages et sous entendus subliminaux intégrés au banal achèvent le charme nécessaire pour faire marcher les veaux vers l’abattoir...  Et roulez bolides ça chauffe mais tout le monde s’en fout  désormais (même Marine hélas)!


Ces gens m’ont mis en boule. Je vais voter Marine Le Pen. Finalement ce sera même un vote d’adhésion  (bon pas pour tout mais lorsque Madame deviendra méchante, nous protégerons ses cibles. Ce sera encore possible parce que son régime n’est pas fasciste, justement.)
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Toute DERNIÈRE MINUTE : Deux vidéos à partager d'URGENCE !
Une moyenne (6mn 40) pour les pressés
Une plus longue (22mn 24) pour sortir de la résignation !
Plus le dernier Dieudo !

dimanche 30 avril 2017

Lettre ouverte aux Insoumis soumis et aux Insoumis anéantis


    La votation, comme disent les suisses qui ont inventé ce mot, ce n’est pas la démocratie. La démocratie est une utopie, la votation est un combat. Quand on perd une élection on n’en meurt pas, on est juste anéanti. Mais c’est un peu pareil au fond.
    Les votations se suivent et ne se ressemblent pas. Ami électeur, si dès la première bataille que tu perds tu considères que, sans que ce choix ait obligatoirement ton approbation, tu n’a plus qu’une possibilité de vote au prochain scrutin, c’est que tu te soumets. Et si tu ne va pas voter ou voter blanc à ce scrutin, ça veut juste dire qu’en plus d’avoir perdu tu es mort. 


L’imposture est une seconde nature en politique.  Les systèmes Républicains prétendument démocratiques (gouvernement du peuple) mais en fait aristocratiques (gouvernement «des meilleurs») ne peuvent régner sans force boniments puisque la légitimité de ces nouveaux aristocrates reposent sur une reconnaissance par les urnes.  La démocratie est donc une illusion, surtout sous régime Ve République, c’est à dire Présidentiel voire en pratique carrément monarchique. C’est pour cela que vous, les Insoumis de la France dite Insoumise, vouliez revoir les institutions politiques française. C’est pour cela que la France Insoumise proposait au peuple de France une VIe République. Magnifique idée que celle là puisque ce devait être au sein même de ce peuple, par simple tirage au sort idéalement ( certaines idées préconçues ayant la vie dure ce n’est pas tout à fait ce qui était prévu ), que devaient être désignés ceux qui en écriraient les premières lignes.
Au soir du 23 avril 2017, ce rêve tournait hélas au cauchemar.  La VIe République est désormais rangée au placard des belles idées mort-nées. Dans l’attente le prétendant au trône Emmanuel Macron fête avec morgue son triomphe au Fouquet’s, c’est à dire en un de ces endroits à la mode où le petit peuple n’a pas table ouverte. Car ne nous leurrons pas, tout se termine normalement ici, l’autre prétendant, en fait une prétendante, n’étant qu’un leurre offert à une partie du peuple et aussi un épouvantail fourni à l’autre partie du peuple.  Amis, veuillez lire ça, si vous avez le temps où il est notamment écrit que « le réflexe républicain écartera l’extrême droite …c’est donc boulevard et tapis rouge pour Macron.»



 - Alors que faire ?


     - D’abord réfléchir...  La précipitation est mauvaise conseillère !  Écouter aussi... Écouter tout le monde car qui n’écoute qu’une cloche n’entend qu’un son. Nous devons toutefois nous méfier des médias. «Se méfier», me direz-vous, nous savons faire... Erreur bien sûr car les médias rendent sourd. Il se trouve justement que ce sont les petites voix, celles qui insistent dans leur coin sans jamais être entendues qui souvent lèvent les doutes.






Connaissez-vous le film «12 hommes en colère» ? Celui-ci présente comment, après de longs palabres, triomphe la sagesse au sein d’un groupe de jurés d’assise, laquelle permet de sauver la vie d’un innocent.
« 12 hommes en colère »
(Image du film)
Le scénario du film sert de révélateur des motivations et des préjugés d'hommes issus de milieux différents. L’histoire se fini bien pour l’accusé innocent alors qu’au début des discussions il n’y avait qu’un seul et unique juré pour exprimer ses doutes.



    Voici les miens :

En quoi Madame Le Pen serait-elle pire que le pire qui puisse nous arriver, à savoir l’élection du parfait ennemi du peuple français représenté par Monsieur Macron ?


L’accusation repose sur deux postulats supposés indiscutables : - Le FN est un mouvement fasciste (1) ; - Le FN est un mouvement d’extrême droite. (2)

- 1) Donc le FN est-il vraiment fasciste ?  Et tout d’abord qu’est-ce que c’est que le fascisme ?

Pour Wikipedia «Le fascisme est un système politique autoritaire qui associe populisme, nationalisme et totalitarisme au nom d'un idéal collectif suprême.»
- Le FN est-il autoritaire ? Le FN veut être sévère avec les délinquants. Le FN soutient la police. Il va armer les polices qui ne le sont pas encore. Donc le FN est effectivement autoritaire.
- Le FN est-il populiste ? Madame le Pen s’adresse toujours au peuple, donc admettons ce qualificatif.
- Le FN est-il nationaliste, (ou «souverainiste») ? Pas de problème puisque Madame Le Pen elle-même s’en revendique. Donc le FN est effectivement Nationaliste.
- Le FN est-il totalitaire ?  Là nous serons tentés de nous demander si c’est vraiment important vu que nous vivons déjà sous un régime totalitaire. Nous savons bien qu’«il n'y a pas d'alternative» à la politique et aux réformes imposés par le système, que, même si des alternances apparentes droite-gauche et gauche-droite sont possibles la seule politique est celle qui se décide à Bruxelles ou à Washington de manière tout à fait totalitaire sachant «qu’il n’y a pas d’alternative» quoique puisse exiger la rue (veuillez m’excuser d’insister mais je pense que ce n’est pas évident pour tout le monde, et pourtant!).   Ce faisant le FN proposait d’atténuer ce totalitarisme par une ouverture à des référendums d’initiative populaire. Il propose aussi quelques révisions constitutionnelles, lesquelles ne pourront plus être faites que par voie de référendums. Sans aller jusqu’à proposer de tout bouleverser comme le voudrait la France Insoumise avec sa VIe République, le FN a incontestablement une vision plus démocratique de ce que doivent être les institutions politique que ce qu’elle sont déjà. On ne peut donc pas dire que le FN soit un partit totalitaire.
En conséquence de quoi il manque un élément pour faire du programme FN un fascisme.

Certes le côté «autoritaire» est à lui seul assez inquiétant. Mais ce n’est hélas pas une spécificité et la tendance actuelle du régime déjà en place est aussi policier. Par ailleurs l’état d’urgence c’est bien le régime et le Président actuel qui l’a mis en place.


- 2) Donc le FN est-il vraiment d’extrême droite ?  Et tout d’abord qu’est-ce que c’est que l’extrême droite ?

On ne peut pas donner de définition à l’extrême droite, ni même peut-être à la droite. En fait il en existe plusieurs. Cette notion est subjective.  La droite est supposée représenter la bourgeoisie, pendant de la gauche qui est sensée représenter la masse de tous les autres, surtout les milieux ouvriers et notamment le prolétariat. La droite extrême se veut pour certains très catholique, pour d’autres fascisante alors que la logique serait celle d’une représentation de la très haute bourgeoisie et/ou de la haute finance. On comprend vite que ces représentations tournent vite à l’imposture qui, comme indiqué au début du propos, relève de la nature même du discours politique.
    Je serais tenté de dire qu’en réalité l’extrême droite, la vraie, c’est à dire celle de la haute finance est tout simplement déjà au pouvoir. Monsieur Macron l’incarne le plus parfaitement et donc mieux que Madame Le Pen.   Bien mieux également que Les Républicains (LR) représentant surtout la bourgeoisie moyenne et les professions libérales. Madame Le Pen, qui s’adresse surtout aux tout petits patrons et aussi aux salariés moyens terrorisés par la crainte d’une déclassification sociale, d’où certaines considérations xénophobes, est certainement la plus au centre de tout ce bazar de droite !

Donc NON, Madame Le Pen n’est pas d’extrême droite.


Je pourrais arrêter ici mon propos puisque j’ai démontré que Madame Le Pen est innocente des horreurs dont on l’accuse. Vous pouvez maintenant regarder ce qu’elle propose sans à priori et les comparer avec les perspectives offertes par Monsieur Macron.  Pas de planification écologiste chez Madame Le Pen, pas grand chose d’écologique non plus chez Monsieur Macron. Madame Le Pen arrête la destruction du code du travail et abroge la loi travail, rien de tel chez Monsieur Macron qui promet pire au contraire et tout à l’avenant...  Tous les deux sont de droite et ce faisant les deux expriment un même mépris des classes inférieures, surtout de l’étranger pauvre pour le FN, de tout le monde hors l’Èlite pour En Marche quand Les Républicains (LR) sélectionnent un peu plus, les fonctionnaires et les chômeurs étant tous plus ou moins considérés comme des fainéants... Caricatures ? Non ces suggestions sont réelles bien que rarement explicitement exprimées.  La médisance douteuse est bien de droite, de toute la droite !   Mais parler de «haine» est exagéré. Il convient juste de remettre ces idioties à leur place.


 Permettez tout de même, puisqu’un procès d’intention fut ouvert sur Madame Le Pen, bien que refermé (enfin j’espère), que soit fait un petit état complémentaire : Le régime autoritaire, élitiste, mondialiste et totalitaire de Monsieur Macron c'est quoi ?  Je n’ai pas trouvé ça sur Wikipedia et si vous n’avez pas mieux appelons-le Macronisme.
   Le Macronisme est, à priori, aussi dangereux qu'un fascisme !  (un vrai fascisme.)

N’oubliez pas aussi que la guerre menace, en fait elle est déjà présente mais les quelques retours sous forme d’un terrorisme marginal ne sont rien à côté d’une vraie guerre. Voyez qui est belliciste et qui ne l’est point !

Merci de m’avoir lu, qu’on se le dise et répète partout ! («Partagez» comme on dit maintenant !)

N’oubliez pas de voter ce premier dimanche de Mai !



lundi 20 mars 2017

Au temps pour moi

Essuie-glace cassé
Il est deux heures du matin, c’est dimanche et je suis fatigué. Qui es-tu toi, pour m’avoir ainsi agressé ?  Que reproches-tu à mon automobile ou que me reproches-tu ?  Pourquoi ai-je un essuie-glace bousillé, mes quatre pneus à plats, deux vitres rayées et un rétroviseur désarticulé ? 
Ça m’a fait mal bien sûr. Ces atteintes qui ne sont que matérielles et donc, accessoires, m’affectent fortement. J’ai bien reçu le message. Je pense que si tu as fait ça c’est que tu es très malheureux. Mais je pense aussi que tu es injuste parce que j’y suis vraiment pour rien et que tu t’es trompé de cible. Quoique si tu es à la rue t’as une raison de détester ma vielle automobile. Nous sommes après tout facilement le riche de quelqu’un d’autre. Mais dis, si les choses avaient été mieux pour toi et que quelqu’un te faisait ça, tu réagirais comment ?  Quelle autre raison sinon ? Si je fais de la politique et mon automobile couverte d’autocollants aussi, ce n’est pas pour un des «tous pourris» qui pourrissent surtout la vie de gens comme toi, crois moi tout de même !


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Biganos, 18 mars 2017. Je me suis levé très tôt ce matin, il est cinq heures moins le quart, j’ai quitté mon chez moi car je dois rouler vers Bordeaux, plus exactement vers Bègles où un groupe m’attend pour continuer en autocar jusqu’à Paris car je dois participer au «Défilé pour la 6e République» organisé par la France Insoumise (Ø). Encore en ville, une embûche prémonitoire des misères à venir se révèle au rond-point du Lac Vert (dernier petit rond-point avant le grand rond-point du Delta marquant la sortie de la ville en direction de Bordeaux). La route est barrée par deux panneaux routiers visiblement renversés exprès pour entraver le passage et créer un accident. Dans un rond point le danger est à gauche, c’est donc là que se porte toute l’attention des conducteurs, lesquels peuvent donc se trouver surpris par les obstacles imprévisibles disposés sur la chaussée. Bon, j’exagère peut-être, le risque d’accident ne concerne vraiment que certains conducteurs «sportifs» au pied lourd. De bonne heure, c’est à dire quand on est tout seul sur la route, les ombres sont moins noires. Ce n’est donc pas très dangereux même pour les fondus de la route. Finalement je passe à coté de tout ce désordre sans problème. Là je m’arrête puis dégage la chaussée à la main : On ne sait jamais, des fois qu’un conducteur «sportif» se pointe il vaudrait mieux que tout ça ne soit plus là !
    Je reprend ensuite ma route un peu dubitatif des motivations qui peuvent pousser à ce genre de vandalismes. C’est un problème à Biganos. Nous avons notamment un ou plusieurs vandale(s) qui s’en prennent régulièrement aux panneaux de signalisation et aussi aux vaches en plastique d’un autre rond-point, placé celui-ci à une autre sortie le la ville. D’ailleurs notre maire semble avoir définitivement renoncé à faire remplacer le veau régulièrement enlevé. C’est peut-être aussi un problème de notre époque génératrice de frustrations diverses...  Très vite cependant je n’y pense plus. La journée du 18 mars sera longue, dense et peuplée de choses bien plus importantes...
           
Vite, la 6e République !
Parvis de la gare de Bègles, dimanche 19 mars 2017, deux heures du matin : là devait se terminer le périple de quelques insoumis girondins ayant défilé la veille à Paris de Bastille à République pour une reconstruction démocratique. Moi c’est l’idée de cette émancipation du peuple français qui m’avait suffisamment motivé. Je ne serais peut-être pas venu à un simple rassemblement de soutien à JL Mélenchon même si, comme les autres participants, je trouve cette candidature enthousiasmante et l’homme particulièrement remarquable. J’ai longtemps fait de la politique, connu plusieurs vrais engagements puis plus aucun. Bien qu’encore souvent sympathisant je ne cotise plus nulle part. La France Insoumise (Ø) que je ne connais que depuis peu de temps rassemble des gens très sympathiques. À priori ce jeune mouvement n’a pas vraiment besoin de moi. Je soutiens la candidature de Monsieur Mélenchon sans m’engager dans la Ø qui semble-t-il dispose de membres actifs en nombre suffisant. De toute façon dès lors que l’on a compris qui sont vraiment les maîtres en ce régime on devient «insoumis» forcément, tous plus ou moins mauvais sujets de cette monarchie déguisée en démocratie qu’est la Ve République. Pour le «défilé» c’était un peu plus important. Plus nous serions nombreux mieux ce serait et donc il fallait que j’y sois !   C’est aussi dans ces défilés, mais pas seulement, que nous refaisons le monde et en ce qui concerne la forme que devrait prendre l’assemblée constituante ce serait bien si celle-ci était totalement issue du peuple comme le préconise Monsieur Étienne Chouard et d’autres penseurs notoires, c’est à dire composée seulement, ou à la rigueur le plus possible, de membres tirés au sort sur les listes électorales. Il se trouve que la Ø n’a justement pas complètement arrêté la forme à donner à cette composition pour le moment pas idéale.
Jean-Luc Mélenchon a fait le grand discours prévu. Je ne sais pas si c’est à cause de la foule ou pour une autre raison mais celui-ci à commencé très en retard sur l’horaire prévu. Exaltant, passionnant et clair comme toujours, nous l’avons écouté intégralement sans voir le temps passer. Par chance notre car nous attendait tout près et à 18h dépassées d’assez peu nous étions tous dedans et pouvions repartir. Quelques haltes furent nécessaires et vers deux heures le lendemain matin nous étions de retour au point de rendez-vous béglais.
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AX de face
J’étais content d’être arrivé à Bègles et dans un peu plus d’une ½ heure je serais à Biganos, satisfait de pouvoir enfin me coucher et certainement de rêver aux nouveaux jours heureux... Enfin c’est ce que je croyais !  Ce que je vis en premier ce fut l’essuie-glace arrière. Il était bien tordu, probablement irréparable. Mais bon, ce sont des choses qui arrivent parfois en ville, ce truc ne sert à rien vu que je ne m’en suis jamais servi. Je monte dans la voiture, démarre le moteur puis essaye de partir mais là, problème !  Je redescends du véhicule : Mes 4 pneus sont à plat !  Et je n’ai qu’une seule roue de secours à bord !
Heureusement il y a encore du monde à côté du car. Je suis le seul du Bassin, avec Marie-Dominique mais qui est avec moi. Nous discutons de solutions. J’accepterais par exemple que l’on me dépose gare Saint-Jean à Bordeaux bien qu’à cette heure là il n’y ait pas de trains pour Arcachon avant un bon moment.  La suite fut charmante puisque Marthe et Maurice proposaient de nous héberger. Nous avons eu même droit à un excellent petit déjeuner. Je vous passe des détails mais sachez que nous avons pu rentrer avec l’automobile avant qu’il soit midi ce dimanche matin notamment parce que finalement les pneus étaient seulement dégonflés.
J’ai appris aussi qu’en fait plusieurs autres véhicules avaient été trouvé abîmés sur le parking ce matin là dont celui des amis nous ayant hébergé (des rayures invisibles la veille à cause du noir et de la rosée.)


Que conclure ?
Nous vivons dans un monde devenu méchant. À la puissante violence froide du système répond la misérable violence aveugle de gens désorientés parce que privés de tout, privés d’emploi, privés de logements, complètement ou à moitié. Sauf quand le misérable retourne sur lui même tout son désespoir, cette violence là est peu de chose en vérité. Elle est par contre bien visible et c’est ça je pense qui m’est tombé dessus ce matin là. Nous vivons en un monde où même l’espoir se fait rare pour les plus faibles. Comme ça se voit il faut en indiquer une raison. Donc ils nous disent que c’est  la crise... Sauf qu’une crise ça ne dure pas des décennies !  Les perdants (dire looser en bonne compagnie) souvent culpabilisent mais savent au fond d’eux mêmes que tout ça n’est pas seulement de leur faute.  Une aigreur s’installe dans certaines têtes.  Là, l’imbécile qui passait par là par hasard (moi!) peut se découvrir riche puisqu’on est toujours le riche de quelqu’un. Ou alors complice peut-être de ceux qui mettent le boxon sur cette pauvre Terre qui n’en peut plus non plus ?  Le misérable qui n’a pas adoré la petite AX avec ses autocollants pour un défilé avec Jean-Luc Mélenchon sait-il que ce Monsieur justement n’en dort pas de savoir que d’autres dorment dans la rue ?  «Que plus personne ne dorme dans la rue » est dans presque tous ses discours.  Ami, tu n’écoutes pas ! Tu n’écoutes pas bien sûr parce que «ce sont tous les mêmes » !
Que tu crois ! C’est une erreur, UNE  ERREUR ! (Mais comment faut-il te le dire?)  Ceux qui brillent à la télévision par les hommages des chiens de garde du régime sont plus que suspects bien sûr. Ceux-là sont coupables de mentir aux gens, de trahir leur peuple et de fabriquer du malheur parce qu’ils ne sont en place que pour gaver la mafia à laquelle ils appartiennent et parfois se gaver eux-mêmes. Pour autant NON, tous les politiques ne sont pas des corrompus ! Ceux qui à la télévision ne sont pas ménagés et ceux que l’on n’y voit jamais ou presque ne le sont pas, à priori.   Ainsi Monsieur Lassalle, ce député qui a osé traverser la France à la rencontre des français n’est suspect de rien bien sûr. Je vous aime bien, Monsieur Lassalle, parce que vous êtes un brave type, sauf qu’à mon avis ça ne suffira pas à faire de vous un Président de la République dans ce monde de brutes. Parmi les candidats il en est un autre qui ne passe jamais à la télévision. C’est Monsieur Asselineau. Celui-ci a de la carrure. Mais si le système a su le repérer comme suffisamment dangereux pour nous le cacher c’est parce qu’il est dedans justement et donc qu’il le connaît trop bien. Mais celui-ci ne connaît pas le peuple, ne connaît pas la vie de tous les jours des gens modestes ni aussi celle des autres êtres vivants et encore moins la physique du globe et donc des limites que ça nous impose. Reste Jean-Luc Mélenchon : C’est le meilleur, tout simplement.


Les actes vengeurs des misérables contiennent un message subliminal. Qu’ils se trompent n’a pas d’importance ou plutôt si c’est important : Il ne faut pas renoncer, ne pas se relâcher car faire de la politique, ce n’est pas sale. Ce sont certains qui sont sales, il ne faut pas confondre ! Donc si nous ne faisons rien ou pire si nous renoncions à nos objectifs les mêmes démons continueront à tout détruire ! C’est pour cela qu’au lieu de la taire je raconte cette avanie, ce récit pour lequel je souhaite la plus grande diffusion. (Merci d’avance les Amis!)

 Liens vidéo :
- Discours du 18 mars 2017 : https://youtu.be/b5atq_VZd2M
- Vidéo I.Diallo de 11 mn seulement sur le pourquoi du 18 mars et Jean-luc Mélenchon : https://www.facebook.com/JLM2017/videos/419806668371592/



lundi 15 août 2016

1996-2016, vingt ans déjà, vingt ans que passent les cigognes !


13 août 1996
La première fois c'était le 13 août 1996. Les vélivoles du Bordelais n'avaient encore jamais vu un vol de migration des cigognes. Lorsque nous étions jeunes en France la cigogne était un oiseau mythique, sauf en Alsace bien sûr et encore était-ce très théorique. Quelques années auparavant nous nous étions fait, cette foi avec mon épouse, l'Alsace en camping plus ou moins sauvage. Nous n'étions pas riches et c'était une autre époque. L'Alsace était très jolie et certainement l'est-elle encore tout autant.  Ses villes sont largement fleuries et leur proprettes maisons à pans de bois caractérisent la région. Les alsaciens profitent d'un climat largement ensoleillé. Leur vin blanc sec est bien le meilleur qui soit. Comme partout ailleurs en France il y a plein de vieilles pierres... Mais de cigognes point ! En tout cas nous n'en avons pas vu. Enfin... Pas des vrais vu qu'en enclos il y en auraient eu tout de même quelques unes à voir mais entrer dans une de ces vitrines pour touristes, Non-Merci !!! 

13 août 1996
Aujourd'hui les cigognes sont revenues. C'est grâce aux hommes ? Oui certainement, au moins en partie !  Elles sont maintenant partout notamment en Gironde donc chez nous. Il y en a aussi dans les Charentes et certainement ailleurs encore. Sur le Bassin d'Arcachon pour les voir le plus sûr moyen consiste à aller faire un tour au parc ornithologique du Tech.  Ceci dit il suffit souvent de lever la tête où que l'on soit et n'importe où quelque part au cœur du Bassin  !
  Il y en a même qui ne repartent plus prendre leurs quartiers d'hiver en Afrique et certainement ont-elles bien raison !  Les autres sont de plus en plus nombreuses à choisir les plus belles journées d'août pour survoler l'Aquitaine en nuées de plus en plus nombreuses. En 1996 elles furent 5 ou 6, l'année d'après toute une chiée (une chiée c'est onze car «Onze fait chiée» §;o) ). Aujourd'hui quand passent les cigognes il n'est plus possible de les compter !  La cigogne est un excellent oiseau voilier. Les nuées de cigognes marquent les ascendances mais elles ne spiralent pas vraiment, ce sont surtout d'excellentes chemineuses. On ne peut pas les suivre en planeur ou pas longtemps en tout cas... En plus elles entrent parfois carrément dans les nuages !

 La journée du 10 août 2016 s'annonçait excellente. La veille un front froid avait balayé la région et une dorsale s'installait pour plusieurs jours... Les cigognes ne savent pas tout ça mais pourtant elles savaient aussi que la météo est celle qu'elles attendaient. À 11h45 les premiers cumulus étaient visibles au sud, c'est à dire sur les Landes et à midi les premiers planeurs étaient en l'air.
J'avais prévu une ballade de 300 km Léognan →Rion-des-Landes → Cabanac →Marmande et enfin retour à Léognan. J'étais en l'air à midi et demi. Pour commencer il faut monter ( nous disons entre nous «faire le  plafond » lequel est à Léognan purement réglementaire et de 1200 mètres.)  C'est vers 13h et quelque part entre La Brède et Cabanac que nous nous sommes croisées, elles innombrables et moi tout seul dans mon planeur. Cette fois je n'avais pas d'appareil photo sauf mon téléphone. Toutefois celui-ci me servait déjà de GPS et monté dans un support à ventouse acheté trois francs six sous à la Foirfouille et déjà usagé (en fait un peu cassé et finalement calé avec mes clefs de bagnole) il valait mieux ne pas y toucher !
Cette rencontre a été plus brève que 20 ans auparavant mais c'était aussi merveilleux. Les vélivoles font toujours confiance aux oiseaux. Ils sont plus forts que nous pour centrer les pompes (les ascendances) et, en ce qui concerne les cigognes, leur simple présence était d'excellente augure sur la qualité de la journée.

Il y avait un copain devant qui avait probablement aussi croisé les cigognes. Nous avons volé ensembles jusqu'à Rion-des-Landes sous un ciel magnifique et un plafond (le dessous des nuages) qui montait progressivement. Vers Morcenx et aux alentours de 14h il était de 1800 m, un confort qu'il m'a bien fallu abandonner pour de bêtes raisons réglementaires en remontant vers le nord. La seconde partie du vol, vers la vallée de la Garonne fut même carrément angoissante avec la disparition des cumulus et de plus faibles “plafonds” (lorsqu'il n'y a pas de nuages c'est tout simplement la hauteur à laquelle il est possible de monter). Par chance des nuages réapparurent sur le dernier chemin de retour notamment sur l'Entre-Deux-Mers. Ils étaient probablement à 1800 m comme ceux des Landes, ce point étant impossible à vérifier car là le plafond “administratif” est à 1500 m ! Mais ces derniers cumulus furent très pratiques pour avancer dessous tout droit sans perdre d'altitude et à 17h30 j'étais de retour posé au terrain. Il m'en restera un souvenir mais cette fois pas seulement celle d'une expérience sportive. Il m'en restera aussi la vision d'un monde où tout n'est pas foutu parce  l'essentiel ce sera encore cette rencontre avec ces majestés du ciel, ces voyageuses noires et blanches en nuées verticales que nous aurions cru d'un autre temps mais il y a plus de vingt ans de ça il est vrai.  Ce que j'aime dans le ciel, c'est qu'il est vivant.

mercredi 20 juillet 2016

ÇA Y EST ; «Angle Alpha» est ouvert !

Enseigne Angle Alpha
La nouvelle enseigne
Ça a pris du temps mais,
À Bordeaux-Belcier maintenant «Angle Alpha» remplace la boulangerie qui avait fermé, au grand dam des habitants du quartier.




 Il n'y aura plus de (vraie) boulangerie place Ferdinand Buisson, angles rues Roullet et Sarrette.  Les candidats ne manquaient pas mais les boulangers ont du y réfléchir...  En fait mon local était un peu trop petit pour cet usage.
 (C'est dans l'incommodité et dans le non-respect des normes actuelles que les précédents exploitants y faisaient des pains.)  

Il y aura toujours le pain et les viennoiseries attendues. Celles-ci sont préparées ailleurs. En fait  c'est tout autre chose qu'apportent aux usagers du local les nouvelles patronnes Amélie et Julie comme la possibilité de prendre sur place leur petit-déjeuner mais aussi à toute heure de la journée de déguster ou d'emporter des pâtisseries maison et de se restaurer (en journée) en nourritures locales et bio. En effet les nouvelles patronnes ont une éthique responsable de l'empreinte écologique sans pénaliser excessivement leurs prix qui resteront donc abordables. Les petits groupes d'amis pourront monter à la mezzanine y refaire le monde. Le café est moulu par la machine (pas de déchets!) et les nouvelles sont à la disposition des clients, pas seulement le journal du jour mais aussi le Diplo et Fakir
Essayez de trouver ça ailleurs à Bordeaux ! 

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mardi 17 novembre 2015

Ça y est presque, enfin !

Vue générale intérieur
Là,  ça faisait belle lurette que je n'avais rien publié sur ce blog !
J'avais promis de vous parler de ma boulangerie... Et puis rien, nada ! J'ai une excuse, ce truc m'a certainement trop occupé, avec rien qui avançait, souvent des erreurs et toujours un bidule en travers parce qu'en même temps on apprend ou on réapprend... Et tout ça peu avouable !  Ce chantier sans calendrier qu'on pensait boucler avant l'hiver, puis avant l'été et au moins avant les échéances foncières mais qui avançait malgré tout est enfin présentable.
Concernant les « échéances foncières » même le percepteur s'impatiente.  Sollicité à nouveau il a bien voulu m'accorder encore un royal dégrèvement de 165 € sur les 777 du total pour Bx.  Quelle générosité...  Vraiment !

    Pour autant est-ce tout à fait terminé ? Même pas mais l'intérieur est prêt à recevoir l'équipement du professionnel attendu. Je verrais avec lui pour les dernières prises de courant et autres bidules nécessaires.

J'aurais rêvé d'un truc bio. ….Dans le quartier Bordeaux-Belcier il vaut mieux ne pas trop rêver justement. Monsieur Arthur (le précédent et dernier boulanger) disait qu'ici la population n'a pas de moyens et qu'il fallait tout faire au moins cher. Son pain était bon cependant mais l'ensemble plutôt douteux (je ne vous dit pas tout), ce qui a tué son commerce.  Depuis quelques mois il y a à 'autre bout de la rue Sarrette un « U-Express » qui fait déjà le pain à pas cher. Entre les deux, entre le bio et le pas cher, il doit y avoir un créneau... Je cherche donc la perle rare !  J'avais des candidats, j'en ais perdu, il m'en reste, je réfléchis encore et lance même un appel.

mercredi 31 décembre 2014

Offrez mois des vœux !


Remorque maison
Merci "Le Bon Coin" !
Cette série se termine par une leçon de modestie. Même Dieu n'a jamais posé de troisième bosse à un chameau et votre serviteur n'a pas fait mieux que les autres mortels et notamment pas mieux que Marc. (lien ancre). Il se trouve qu'aucun bulleur n'a jamais fonctionné sur une AX. Marc avait triché en chauffant électriquement le sien car il est fort probable que la dépression est trop faible sur ce modèle d'automobile et j'ai dû avoir le même problème...
Plutôt qu'un complément de chauffe au bulleur je pense à une injection d'air, par exemple avec une petite pompe électrique (bullage aquarium). L'énergie nécessaire sera ainsi négligeable contrairement à un chauffage électrique par bougie (solution Marc) et le but étant d'obtenir une vapeur saturée théoriquement en mélange air-vapeur ça ne peut que marcher encore mieux... En tout cas je l'espère! Il faudra notamment veiller à empêcher l'air de refroidir l'eau suite à quoi les bulles seront forcément faites d'air saturé en vapeur (quoique?) mais ce ne sera pas gagné d'avance lorsque je pourrais m'y remettre ! 

Six mois que je n'avais rien publié ! L'année prochaine je vous parlerai de ma boulangerie, où plutôt de mon local pour boulangerie. Le bâtiment va bien plus mal que je ne le croyais, il reste encombré, j'ai dû subir les exigences d'un partenaire candidat boulanger difficile et des désagréments administratifs... Au départ je n'aurais pas cru quelqu'un me prédisant une mise en ré-exploitation pour Noël, tout ça devant être bien vite réglé ! Nous arrivons pourtant en fin d'année et il en reste au moins autant encore à faire...


Et le chameau ? Hé bien il marche sur deux bosses... Et beaucoup trop souvent ! Chaque voyage à Bordeaux, soit deux fois 50 km, me coûte presque quatre litres de gazole. Ce, au mieux vu qu'une AX étant une bien menue bête de somme je dois souvent faire le voyage avec la brave 504 suffisamment ventrue mais bien plus gloutonne et qu'il m'a même fallu parfois atteler de sa nouvelle remorque plate confectionnée en vitesse cet été pour mes travaux à partir d'une épave de caravane ( Merci Le Bon Coin ! ).

 
Donc je pollue comme jamais mais comme vous êtes gentils vous allez me pardonner et même me souhaiter pour 2015 une conclusion rapide dans mes incertains travaux bordelais. Suite à quoi je pourrais laisser plus souvent au garage mes vilaines automobiles et même recommencer à m'occuper d'elles afin de les rendre tolérables : Souhaitez-moi aussi de réussir ça !


 Meilleurs Vœux  2015 !








dimanche 8 juin 2014

INTERLUDE !


La voiture est passé au contrôle. Tout va bien de ce coté là et au moins puis-je user de ce véhicule mais coté économiseur ce n'est pas ça...  Mon bulleur ne bulle pas correctement. Je me suis donc trompé quelque part   §:{(

Il y a bien sûr plusieurs hypothèses à vérifier. La nécessité d'un mélange est le plus probable mais pour ça la dépression est trop faible. En effet coté analyse système l'hypothèse d'un bullage plus mécanique peut-être ? Il faudrait donc aspirer un peu d'air à travers l'eau ? Bref il me faudra reprendre complètement la partie génération des gaz !

Sinon ces derniers temps je suis à tout autre chose...
Vue de la boulangerie
Le pauvre retraité (votre serviteur) doit puiser dans ses épargnes et entre autres avanies il se trouve qu'il a un local à rénover.
     C'est une boulangerie qui a fermé. Ça a même fait un peu d'émoi dans un quartier déjà peu gâté (Belcier à Bordeaux). Avec ça votre serviteur a déjà perdu plus d'un an de loyers. Il faut donc que ça reparte au plus vite et autant dire que tout le reste passe après !
Donc boulot en perspective et des mésaventures qui mériteraient aussi une chronique mais bon.... Peut-être un jour ?

À un de ces jour... (Le chameau ne perd rien pour attendre.)

vendredi 2 mai 2014

Le chameau à trois bosses : Les problèmes...


Durant lesquels Internet fut indispensable et aussi le contact direct...


Nouveau système de régulation
du niveau d'eau
Le nouveau moteur fonctionne ! Ça n'a pas été sans mal et j'ai bien cru un temps m'être bien fait posséder sur la marchandise. Internet m'a bien aidé, le contact direct aussi. Il faut dire que lorsque tout fût monté, modifications inactives c'est à dire pas encore branchées, rien ne fonctionnait et en tout cas pas le moteur... !
Sauf lorsqu'un vendeur certifie que la courroie de distribution est neuve il faut toujours changer cette pièce sur un moteur d'occasion avant de le monter. Lorsque j'ai changé celle-ci les compressions me paraissaient faibles... D'où une petite angoisse qui aurait pu se transformer en désastre et en effet quand tout fut prêt impossible de démarrer : Le démarreur tournait mais le moteur ne démarrait pas ! Comme à chaque fois dans ces cas là il faut tout vérifier. Les bougies l'étaient déjà mais en continuité électrique seulement. J'en ai donc vérifiées une à une carrément le fonctionnement : Oui, elles rougissent bien ! Il fallait aussi vérifier l'injection ce qui consiste à faire tourner au démarreur le moteur sans ses bougies et du brouillard doit alors sortir par les trous : Oui, les injections fonctionnent aussi ! Reste mon angoisse... Je fais tourner mon vilbrequin à la main, c'est à dire à la clef de 22 : Ç'est tout de même bien mou ! Bref, me voilà acquis à la conclusion que je m'était fait refiler un moteur mort. Le lendemain explications chez le vendeur qui ne comprends pas. Ce monsieur semble sincère à moins qu'il ne soit très bon comédien. De plus il veut bien reprendre le moteur, perspective incontournable qui n'arrange personne puisqu'il faut tout recommencer et mollement je cherche un autre moteur. Ces temps ci il n'y en a plus en Gironde par le bon coin... Demain (?) j'irais voir les casseurs à Audenge et dans l'attente je surfe sur Internet et trouve des conseils dont celui d'un casseur en ligne qui préconise de toujours faire tourner les moteurs longtemps arrêtés une minute au moins sans les bougies et injection coupée avant toute tentative de démarrage car cela réparti l'huile et que « c'est important ». Justement j'avais bien fait tourner le moteurs sans bougies mais pas sans bougies et sans injections : Pourquoi ne pas essayer ça après tout ? Je fais cela pendant une bonne minute vue que sans bougies le démarreur ne risque pas de chauffer ! Là, je reconditionne mon moteur pour un démarrage. Contact, préchauffage, la petite lumière témoin du préchauffage s'éteint, démarreur... Rien mais j'insiste longuement tout en accélèrant franchement d'autant que cette mécanique qui maintenant ne semble rien valoir n'a plus à être ménagée. En général lorsqu'on insiste c'est la batterie qui souffre bien que le démarreur endure pas mal aussi avec ce genre de manip... 
Bruit connu : Mais ça tousse on dirait... ?!  J'insiste encore : Ça part !  Le moteur démarré je lève un peu le pied et... Le moteur s'arrête ! C'est cependant encourageant. Comme ça fume un peu du coté du démarreur je laisse le tout se reposer un bon moment avant de remettre ça. De toute façon ce ne sera pas possible sans une nuit de recharge en ce qui concerne la batterie...
Bref, après moult autres essais avec généralement de fortes fumées grasses à l'échappement, remplacements un à un des injecteurs (ceux du vieux moteur étaient bons) et fréquentation des forums de mécanique je fini par résoudre le problème : Il se trouve que j'étais tombé sur un moteur équipé d'une pompe hors gamme telle qu'il avait été impossible de la monter à l'origine conformément à la gamme de la RTA et qu'il fallait décaler d'un cran sa poulie crantée par rapport aux repères marqués la courroie neuve et par rapport au blocage du moteur en ce qui concerne cette poulie qui commande les injections !

Le nouveau moteur, finalement, tourne comme une horloge et c'est là une bonne chose. Il est maintenant équipé de ses 4 injecteurs remis à neuf, ce qui m'a coûté plus de 100 € mais bon, d'un autre coté c'est recommandé pour les moteurs de cet âge ! 

Passons maintenant aux essais avec l'économiseur: Je fais le plein d'eau... Et ça dégouline de partout ! J'exagère : en fait ça déborde au niveau du système à niveau constant ce qui revoie de l'eau à la sortie vapeur.
Donc nouveau problème, mon mécanisme à niveau constant fonctionnait pourtant lorsque je l'avais essayé sur l'évier avec des bassines et quelques tuyaux ! J'ai bien sûr encore perdu pas mal de temps, insistant parfois dans de mauvaises directions. Puis je me suis fait un autre système qui lui non plus n'a pas été très efficace au début... Car il fallait un système à fermeture plus forte que je l'imaginait vu qu'il semble bien que la poche à eau de randonneur utilisée comme réservoir d' eau délivre une pression plus forte qu'en théorie vue la faible différence de niveau (ces réserves n'ont pas d'évent et la poche s'écrase en se vidant.) J'ai tout de même réussi a me faire un système à niveau constant fonctionnel. J'ai, pour ce faire, utilisé un filtre à carburant jetable de taille moyenne, c'est à dire juste assez gros pour qu'une balle de ping-pong puisse y entrer. Je l'ai ouvert en deux et j'ai jeté ce qui était dedans, à savoir le filtre sale. J'ai inséré une valve de bicyclette récupérée sur une vieille chambre à air dans la tubulure haute du boîtier de filtre et j'ai monté la soupape de cette valve en bout d'une tige collée en travers d'une balle de ping-pong. La tubulure basse est à relier au bulleur et la tubulure haute au réservoir d'eau (enfin : à la poche à eau!) et l'ensemble doit être correctement positionné en hauteur par rapport au bulleur tubulaire. Ce système là semble fonctionner au poil... Mais ça n'a pas été sans mal !



jeudi 3 avril 2014

Le chameau à trois bosses : des nœuds dans les boyaux !

Il n'y avait pas cinquante endroits où monter le triboréacteur ! J'ai donc fait comme Marc . Comme lui il m'a fallu découper la protection thermique rigide en tôle d'aluminium mais j'ai pu en placer une souple en toile certainement plus efficace que la minable protection d'origine et les durites qui passent par derrière restent bien protégées. La vapeur arrivera en bas pour ressortir en haut. Elle passe dans un tube en acier inoxydable de ø 14 – Ø 17. Mon noyau, de Ø 12, lui aussi en acier inoxydable, fait 260 mm de long sachant que j'ai fait avec ce que j'ai trouvé car il n'y a pas ça à Leroy-Merlin et qu'il n'y a plus de petit quincaillier dans mon coin !
Le triboréacteur en construction
Le noyau terminé.

Ensemble complètement terminé (et raccourci )

Je me suis bien appliqué pour faire le haut car je savais que ça passait juste. Par contre je n'avais bêtement pas imaginé que d'autres problèmes se poseraient en bas. Là, j'avais soudé un T en bronze sur le bas du tube en acier inoxydable. Ce T avait été choisi assez gros pour pouvoir y introduire mon noyau qui ainsi restera démontable.  Las, ce dispositif une fois monté touchait au support de triangle et de barre !  De plus il pouvait aussi se prendre dans les tiges de passage des vitesses ! 
La solution a consisté à couper le tube à raz du T et à souder un nouveau T scié de biais de façon à ce qu'il s'ajuste au tuyau d'échappement. Ainsi cet ensemble, plus court d'environ 1 cm, ne posait plus de problème.

Les transferts de vapeur à l'air d'admission.
Comme nous l'avons vu la vapeur et surtout ses charges électrostatiques doivent être mélangées à l'air d'admission. Dans une AX l'air passe directement du boîtier contenant le filtre aux cylindres. Par ailleurs il est évidemment hors de question de penser que les charges électrostatiques pourraient survivre à une traversée du filtre à air ! La seule solution possible consiste donc à introduire les gaz électrisés dans le couvercle du boîtier ce qui n'est évidemment pas idéal.  Là, j'ai tout de même opté pour une solution ayant des chances d'être efficace avec le tube d'arrivée se prolongeant devant les entrées d'air, la vapeur étant aspirée par les trous ménagés au bord de fuite du tube au regard des entrées, sauf pour la plus éloignée en regard de laquelle le tube est carrément ouvert.
 Le raccord entre triboréacteur et couvercle du filtre est relativement court, la seule difficulté étant le montage, aucune clef standard pour serrer l'écrou du bas (sur la sortie triboréacteur) ne passe ! Il m'a donc fallu confectionner une clef de 23 spéciale toute petite.

À ce jour le nouveau moteur est en place mais il ne fonctionne pas bien. Il semblerait que les injecteurs aient mal supportés plusieurs mois d'arrêt. On attendra donc un peu les essais effectifs... 

mardi 25 mars 2014

Le chameau à trois bosses : Début des travaux !

Je vous ferais grâce de la partie rénovation, franchement sans intérêts... Mais pas des adaptations qui donneront une troisième bosse à mon chameau !

Pantoniser un véhicule suppose plusieurs tâches consistant à,

      - 1) placer un bulleur,
      - 2) placer une réserve d'eau (si nécessaire)
      - 3) insérer un triboréacteur quelque part dans l'échappement
      - 4) faire arriver la vapeur et ses charges électrostatiques dans le moteur.


Pour le bulleur j'avais plusieurs solutions. Dans une AX il n'y a pas beaucoup de place et la solution « générateur de vapeur » aurait été à priori la plus opportune. Cette solution m'est cependant apparue techniquement pointue et une bonne régulation en température était moins assurée qu'avec un bulleur réchauffé par l'eau du moteur. Encore plus rapidement évacuée, l'idée du gros bulleur classique reste carrément inenvisageable : Sauf à le mettre quelque part dans l'habitacle sans trop l'éloigner du réacteur, c'est à dire dans les pieds de la passagère, il n'y a aucun autre endroit où le mettre !   J'ai donc imaginé une solution intermédiaire, celle d'un bulleur tubulaire à réserve d'eau extérieure. Ce dispositif sera encore encombrant mais bien moins qu'un bulleur à double fond et il devrait être possible de lui trouver une place sous le capot !  La réserve d'eau a sa place toute prête à gauche de la machinerie d'essuie-glace dans le creux de la cloison entre moteur et cabine : Une poche à eau de 3 litres pour randonneur est commandé à cet effet (Merci Internet! ) Le bulleur tubulaire est assez proche dans son principe au générateur de vapeur car il faut aussi lui assurer un niveau constant. Des systèmes à niveau constant devraient pouvoir se trouver, et donc se récupérer, dans un  vieux poêle à fuel ou dans un carburateurs... N'ayant pas ça chez moi je m'en suis bricolé un à partir d'une petite boite Tupperware et d'un robinet chasse pour toilettes à flotteur en raccourcissant la tige, deux bouchons de liège faisant office de flotteur.
Le système à niveau constant ouvert.


Le bulleur imaginé a été difficile à faire. N'étant ni soudeur ni plombier ça a été plutôt galère à confectionner mais j'y suis arrivé ! L'eau à buller passera dans les tubes et l'eau de refroidissement du moteur autour des tubes c'est à dire dans le corps du bulleur constitué ici d'une bouteille d'oxygène jetable : Je pense que ça tiendra à la pression ! Notez que j'ai prévu une vis de purge en haut car il est important de ne pas laisser d'air dans un circuit de refroidissement d'AX.

Le bulleur tubulaire ouvert.
Le bulleur tubulaire assemblé




Prélèvement d'eau moteur sur durite chauffage
À priori mon bulleur tubulaire devrait fonctionner assez vite, bien plus vite qu'un gros bulleur à double fond sans toutefois être aussi rapide qu'un générateur de vapeur. Cependant pour un usage raisonnable de l'automobile la différence sera sans intérêt (utiliser un véhicule pour faire 500 m n'est pas raisonnable!) Par contre chauffé par l'eau du moteur j'ai plus de chance que le bulleur fonctionne correctement du premier coup.





La réalisation du triboréacteur n'a pas été facile non plus. Je vous raconterai ça la prochaine fois... (à suivre ! )

lundi 17 mars 2014

Les détails : Le système pantone mais c'est très simple !

Eau, forêts et...     Vapeurs d'eau !

Il se dit beaucoup de "bêtises" (que les animaux non humains me pardonnent ! ) à propos du système économiseur de carburant Pantone. Nous devons donc commencer par nous nettoyer l'esprit et nous libérer des idées reçues. En effet ce système,

  • n'a rien de magique ! Il ne fabrique pas ou ne fait pas appel à de nouvelles sources d'énergies supposées « libres » par exemple.
  • ne fait pas de votre moteur un nouveau moteur, un autre moteur... ( au lieu de parler de système Pantone, d'économiseur Pantone ou d'améliorateur Pantone ou autres expressions correctes... certains articles traitent d'un supposé « moteur pantone » alors que Monsieur Pantone n'a nullement inventé un nouveau moteur. )


Bref, pour bien saisir ce qui se passe dans un système Pantone vous devrez oser, finalement, vous en remettre aux banales leçons de la nature et aussi aux bonnes vieilles règles de la physique. Ça va manquer de merveilleux mais l'étrange est insaisissable et vous verrez que vous ne perdrez pas au change : l'authentique félicité consiste à d'abord à comprendre la nature ! C'est aussi le seul moyen pour en user sans abuser car il faut évidemment la remercier. Correctement saisi le monde devient jouissif même et surtout lorsque, à votre interrogation se révèle comme toujours une issue bête comme choux. La nature est ainsi merveille qui se donne à vous mais qu'on croirait insaisissable parce qu'elle est belle alors que si elle est belle c'est justement parce qu'elle s'offre à vous. Bref, lorsqu'un truc vous échappe il vaut mieux éviter de chercher trop loin. Voir autrement est bien plus malin... Sur ces considérations parlons maintenant de vapeur d'eau :

La vapeur existe sous deux formes,
    • Vapeur sèche.
    • Vapeur saturée.
Pour les distinguer c'est facile : La vapeur sèche est invisible alors que vous voyez la vapeur saturée. Ainsi au dessus d'une casserole d'eau bouillante vous voyez généralement de la vapeur mais parfois pas, or il y a toujours de la vapeur au dessus d'une casserole d'eau bouillante ! En réalité il y a même toujours de la vapeur dans l'air ambiant, ce pour une moyenne d'environ 7,5 g par m3 d'air (en fait ça change énormément avec les saisons et ça augmente aussi à cause du réchauffement climatique dans la même proportion que la température : C'est à cause de ça qu'il y a plus de tempêtes qu'autrefois puisque l'eau est le vecteur de la thermodynamique de l'atmosphère !) Cette vapeur ambiante se voit : les nuages c'est de la vapeurs saturée ! On considère, certes, que les nuages sont constituées de minuscules gouttes d'eau ou de cristaux de glace, ce qui est vrai, mais nous pouvons aussi considérer qu'ils sont constitués de vapeur saturée. C'est là juste une autre façon de voir, tout aussi juste que la considération commune mais bien plus parlante. C'est même plus convenable en fait car l'eau en forme de vapeur saturée, donc faite de gaz et faite d'aérosols liquides ou solides, constitue un même corps chimique dont l'état n'est tout simplement pas arrêté. La vapeur étant partout dans l'atmosphère nous avons dans le ciel bleu de la vapeur sèche et dans les nuages de la vapeur saturée. Regarder un joli ciel, tel celui qui illustre le présent article, c'est regarder la vapeur et comprendre la forme qu'elle donne aux fonds d'images. Mélangée à d'autres gaz, ceux de l'air par exemple, la vapeur d'eau peut se saturer aux températures courantes car ces limites (point de rosée) dépendent de la pression de vapeur saturante, notion que je vous invite cependant à oublier vu que nous nous en foutons royalement en ce qui concerne le présent problème...
- Lorsqu'elle est pure, la vapeur n'est sèche qu'au dessus de 100°C si ce gaz est à la même pression que l'atmosphère mais cette température limite baisse avec la pression tout comme l'eau liquide peut bouillir à bien moins que 100°C dans les mêmes conditions et inversement avec les pressions élevées. Ainsi l'eau peut rester de l'eau à des températures bien plus élevées que 100°C lorsque les pressions sont fortes : Par contre ça vous devez le savoir, ces notions étant utiles à toutes les technologies faisant usage de vapeur d'eau ! Notez aussi qu'une eau liquide à plus de 100°C, voire bien plus, est dite surchauffée. Par extension le même qualificatif s'applique à une vapeur saturée elle aussi très chaude ( plus de 100°C) . À l'inverse la vapeur peut rester sèche alors que les conditions de pression et de température font qu'elle devrait se saturer : Dans ce cas on parle de vapeur en surfusion ( On s'en fout pour ce qui nous occupe sauf que ce savoir éviterait aux crédules de porter foi aux imbécillités littéraires genre chemtrails et autres soucoupismes qui enrichissent ceux qui les inventent!)
    •  Par ailleurs la vapeur saturée peut s'électriser (se charger d'électricité statique), peu importe qu'elle soit pure ou mélangée à de l'air, mais la vapeur sèche non. Voir la Machine d'Armstrong.
    • (Nota : cette propriété de pouvoir s'électriser n'est pas spécifique à la vapeur d'eau. Elle s'applique aussi et dans les mêmes conditions aux vapeurs d'hydrocarbures.)

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Voyons maintenant ce qui se passe dans un dispositif Pantone.

  1. Considération générale :
Ce système utilise de l'eau. Celle-ci est transformée en vapeur puis forcée à traverser un dispositif particulier appelé « réacteur pantone » avant d'être mélangée à l'air d'admission. 
  1. Production de la vapeur : 
Celle-ci est produite par un « bulleur ». Celui-ci contient l'eau nécessaire ou une partie de celle-ci (en ce cas le bulleur est évidemment relié à une réserve d'eau. Dans le genre une variante miniature appelée « générateur de vapeur » constitue une alternative au bulleur classique). 

Ce bulleur est réchauffé soit par dérivation d'une partie du liquide de refroidissement ou de l'huile, soit par dérivation de gaz d'échappement ( avec la solution « générateur de vapeur » le dispositif est directement inséré dans les gaz d'échappement.). Il faut que l'eau soit maintenue très chaude sans être bouillante car c'est la dépression qui doit finalement provoquer et piloter l'ébullition. Le chauffage nécessaire apporte l'énergie requise. Ainsi obtenons-nous une ébullition légère appelé « bullage » par l'inventeur. Cette ébullition est parfaitement contrôlée en débit de vapeur par la dépression d'admission du moteur : Avec les moteurs à piston la dépression n'est pas parfaitement constante et le débit de vapeur non plus.
  1.  Remarques relatives à cette première partie : 
    Il importe que la température de l'eau "bullée" soit bien régulée, aussi la solution du bulleur réchauffé par le liquide de refroidissement moteur est-il plus fiable et plus économe en eau. La vapeur produite doit être sèche et le rester jusqu'à la prochaine étape en conséquence de quoi il vaut mieux que le raccord nécessaire soit le plus court possible et(ou) que celui-ci soit soit isolé à l'aide de manchons. Il faut aussi que le bulleur et le raccord de sortie soient bien étanches !

  1.  Étape suivante : Réacteur pantone ou triboréacteur.:
C'est le coeur du système.
 L'inventeur s'est tout de suite douté qu'il s'y passait quelque d'important. Il a donc nommé cette partie « réacteur » car effectivement il y a une réaction là dedans. Le terme est cependant trop générique pour que nous nous en contentions et que nous puissions l'aimer surtout quant on est écologiste car ce terme fait immanquablement à d'autres « réacteurs » tels ceux qui menacent tant les Français §:o(  après avoir frappé ces pauvres japonais à Fukuchima ! On peut atténuer cette connotation morbide par un qualificatif et parler ici de « réacteur Pantone ». Pour ma part je vous propose d'appeler cet organe « triboréacteur » et vous verrez que c'est bien mieux !
      4.1) Apparence :
Le dispositif est constitué d'un noyau cylindrique en acier inséré dans un tube également en acier de manière à laisser un passage étroit autour du noyau. Cet ensemble est lui-même glissé dans la canalisation d'échappement moteur.

      4.2) Ce qui se passe là dedans :
La vapeur arrivant sur le noyau trouve un frein ce qui génère une remontée locale de pression et donc une amorce de condensation mais (s'il y a un « MAIS » c'est important et ici il y en a plusieurs) non seulement la vapeur ne peut pas libérer sa chaleur latente mais en plus elle reçoit d'autres calories car l'ambiance est déjà chaude. La vapeur se sature tout de même mais tout juste de la valeur requise en volume par la réduction de section. Elle n'aurait pas dû se saturer mais a bien été obligée de le faire : Nous obtenons donc donc de la vapeur saturée surchauffée plus sensible à l'électrisation car la condensation partielle nécessaire ne peut pas restituer de chaleur à l'extérieur. Cette double contrainte et la brutalité du freinage ne génère pas que de la chaleur mais aussi des turbulences avec micros-zones de pressions différentes et de changements d'états. Par ailleurs les expérimentateurs déconseillent justement de profiler le noyau (les meilleurs noyaux seraient cylindriques). La vapeur saturée surchauffée se glisse donc le long de celui-ci en un écoulement turbulent suite à quoi la vapeur s'électrise un peu comme elle fait à d'autres échelles dans la machine d'Armstrong ou dans les orages.

 Notons que la machine d'Armstrong utilise des billes de buis et non pas un noyau d'acier. Les expérimentateurs de systèmes Pantone recommandent l'utilisation d'aciers plus ou moins magnétisables pour le noyau et le tube, notamment d'aciers inoxydables peu magnétisables mais un peu tout de même. Je doute que cela soit important mais je vais par précaution faire comme eux et au moins c'est du solide et ça ne rouillera pas ! Certains expérimentateurs recommandent de bien polir le noyau et d'autres un noyau bien rugueux. Ce sont certainement les seconds qui ont raison cependant en pratique les résultats se ressemblent énormément donc le plus simple consiste à utiliser les barres telles qu'elles sont. ( Lorsqu'on ne sait pas ce qui est le mieux, il faut toujours choisir la solution du moindre effort §:o) !)

    1. Suite des événements :

    La vapeur électrisée dont être mélangée à l'air d'admission. Celle-ci peut maintenant sans problème se saturer plus fortement, ce qui est déjà forcément le cas au point de mélange. Le tuyau de sortie du triboréacteur peut donc être en cuivre nu et il vaut mieux d'ailleurs car un tuyau en caoutchouc pourrait ne pas supporter la température de la vapeur à cet endroit. C'est encore plus important pour les véhicules récents bourrés d'électronique et pour lesquels il vaut mieux veiller à bien enfermer les charges électrostatiques : En cas de doute sur la continuité on ira même jusqu'à ajouter des tresses de masses sur ces tuyaux. Le mélange avec l'air d'admission doit se faire évidemment après le filtre car faire passer la vapeur électrisée dans un filtre est le plus sûr moyen de la décharger donc ça ne fonctionnera pas ! (Et le bulleur lui-même marchera moins bien en raison d'une dépression moindre ; Notons qu'il peut être nécessaire de poser un étranglement au point de confluence afin de profiter de l'effet venturi ce qui n'est pas toujours possible pour les diesels et notamment pas pour une AX : ici croisons les doigts ! §:o(  )

    1. Combustion améliorée :
      La suite arrive toute seule, comme par magie sauf que ce n'est pas de la magie ! De toute façon l'amélioreur Pantone en ajoutant un peu de vapeur saturée électrisée à l'air d'admission a terminé son travail et moi aussi car je ne sais pas pourquoi cet apport de vapeur saturée électrisée améliore la combustion !. Ce qui est sûr par contre c'est que la combustion s'en trouve nettement optimisée: Il y a trop de témoignages dignes de foi, mesures à l'appui, pour en douter encore ! La pollution, notamment en production de « particules » (mot politiquement correct désignant tout simplement les suies), se trouve réduire de 90 % et la consommation de gazole pratiquement d'un tiers.


    Voilà, vous en savez maintenant autant que moi ( désolé de ne pas tout savoir!) Dans les prochains message je continuerai à rendre compte de l'avancement des travaux.